Histoire

La raison d'être de l'association « Salicorne » étant la mise en valeur du patrimoine vernaculaire du domaine de « l'Eau Salée » et le développement des communes riveraines de la Sals, rivière qui prend sa source à proximité de la métairie, il convient d’évoquer l'origine du domaine.
Deux actes conservés aux archives départementales permettent d'affirmer que le domaine de « l'Eau Salée » fut construit peu après le milieu du XVIIe siècle.

Le domaine en 1830

Le premier de ces documents est un compromis, survenu le 2 mars 1663, entre François de Montesquieu seigneur de Bugarach et Sougraigne et la communauté de cette dernière paroisse. Quelque temps auparavant le seigneur avait fait construire la métairie sur des vacants qui « lui appartiennent par droits… les ayant toujours jouis noblement », mais il se trouve que ces terres nouvellement ouvertes ont été comprises dans le rôle des impositions de l'année 1661 de la communauté de Sougraigne. Le seigneur, prétextant que ces terres sont nobles et par conséquent non soumises à l'impôt, refuse de payer et porte l'affaire devant la Cour des Aides à Montpellier. Les habitants de Sougraigne, préfèrent négocier - c'est-à-dire renoncer - plutôt que de s'engager dans un procès ruineux et à l'issue incertaine. Cette affaire sera à l'origine d'un contentieux entre la communauté et le seigneur, il se poursuivra, encore, après la Révolution.

Le second document est à peine plus tardif, il est du 5 septembre 1666. Ce jour-là François de Montesquieu se trouve à Toulouse « pour rendre à Sa Majesté les foi et hommage qu'il lui doit à raison de ce qu'il jouit et possède noblement... ». Parmi les biens qu'il reconnaît, il cite : « Un tènement de terres nobles et bois en devèse appelé Salines et le Bourasset, ensemble une métairie dans ladite juridiction de Bugarach et consulat de Sougraigne en une seule pièce où il y a couvert de borde, une verrière, bois et terres cultes et incultes contenant en tout environ 200 séterées de terre, en une place d'une verrière noble comprise ci-dessus et bois du Bourasset, ensemble possède le dit sieur de Montesquieu dans le debès de Salines les mines du jayet et du couparous... ». L'intérêt de ce document outre le fait de confirmer l'existence de la métairie de « l'Eau Salée », vers le milieu du XVIIe siècle, est de nous présenter un seigneur décidé à profiter de toutes les ressources économiques de son domaine qu'elles soient agricoles, minières : jayet et couparous (sous ce nom on désignait une variété de minerai de cuivre) ou encore verrière.
Toutes ces activités passées sont autant de centres d'intérêt pour nos manifestations et recherches au sein de l'association « Salicorne ».

Documents historiques

Scènes de la vie d'Antan

Relevé des Registres paroissiaux (B.M.S)

Activités verrières